La Joie de vivre – France 2

Jean-Pierre Améris a porté à l’écran en 2011 La Joie de vivre (roman de Zola publié en 1884) avec Anaïs Demoustier et Swann Arlaud dans les rôles de Pauline Quenu et Lazare Chanteau.

Pour ces interprétations, les deux comédiens ont respectivement reçu le prix de la meilleure interprète féminine et du jeune espoir masculin au festival de la fiction TV de la Rochelle en septembre 2011.

Anaïs Demoustier et Swann Arlaud dans La Joie de vivre de Jean-Pierre Améris

Le film est disponible en vidéo à la demande sur le site de France Télévisions Francetvod.

Louis COUPEAU (1867 – 1870)

Fils de Anna Coupeau et de père inconnu.

Nana a 16 ans lorsqu’elle accouche de Louis.

Laissé d’abord en nourrice, il est ensuite élevé par sa tante aux Batignolles.

A 3 ans, il est suspecté d’être atteint d’une carie des os du crâne.

En 1870, Louis meurt de la variole, après l’avoir transmise à sa mère.

→ Nana

Jacques-Louis LANTIER (1860 – )

Fils de Claude Lantier et de Christine Hallegrain.

Jacques-Louis naît à la campagne, et vit au grand air pendant deux ans et demi avec ses parents. De retour à Paris, il est sacrifié et grandit dans l’indifférence de sa famille. Il souffre de malnutrition et exaspère son père par ses jeux et ses agitations. Il est l’enfant de la souffrance et de la pitié.

A 5 ans, sa tête commence à grossir démesurément et il ne peut fréquenter l’école.

En 1869, à 9 ans, Jacques-Louis décède d’hydrocéphalie.

→ L’Œuvre

L’Enfant sans nom (1874 – )

Fils de Pascal Rougon et de Clotilde Rougon.

Sa mère Clotilde était enceinte de 2 mois lorsque son père Pascal est mort d’une angine de poitrine.

Clotilde a de sombres inquiétudes quand elle pense à la terrible ascendance de ce bébé.

Dernier de la lignée des Rougon-Macquart, L’Enfant est porteur d’espoir. Il sera peut être un grand homme, enfin déchargé des horribles tares dont ses ancêtres sont porteurs.

→ Le Docteur Pascal

Charles ROUGON (1857 – 1873)

Fils de Maxime Rougon et de Justine Mégot.

Charles est l’enfant d’une servante et de Maxime qui a 17 ans à sa naissance. Il est envoyé à la campagne avec sa mère, qui reçoit une rente de 1 200 francs.

A 15 ans, il vit avec sa mère à Plassans. Resté au stade intellectuel d’un enfant de 5 ans, il en paraît physiquement à peine 12. Renvoyé du collège, il est adoré de sa mère mais détesté de son mari, et vit le plus souvent chez les Rougon. Son arrière-grand-mère Félicité l’aime beaucoup et l’habille comme un jeune seigneur.

Charles apprécie la compagnie de sa trisaïeule Adélaïde Fouque qui vit enfermée à l’asile des Tulettes, prostrée depuis 21 ans. La ressemblance physique avec la vieille femme est par ailleurs frappante.

A 16 ans, sous le regard horrifié de son ancêtre Adélaïde, Charles meurt d’une hémorragie nasale.

→ La Curée

→ Le Docteur Pascal

Jeanne GRANDJEAN (1842 – 1855)

Fille de Hélène Mouret et de Grandjean.

A 11 ans et demi, Jeanne est une enfant délicate, sujette à des convulsions nerveuses. Instable, elle est parfois prise de joies bruyantes auxquelles suivent des colères noires.

Orpheline à 10 ans, elle est élevée par sa mère Hélène, qu’elle aime d’une jalousie exclusive. D’abord ami avec Roubaud, Jeanne se brouille lorsqu’elle devine ses projets de mariage. Elle rapproche alors sa mère du docteur Deberle. Mais quand elle voit que celle-ci va succomber à cet homme, Jeanne est prise d’une rage folle et reste longuement sur le rebord d’une fenêtre, sous la pluie.

Ayant contracté une phtisie aigüe, Jeanne meurt 3 semaines plus tard, sans accorder le pardon à sa mère.

→ Une Page d’amour

Désirée MOURET (1844 – )

Fille de Marthe Rougon et de François Mouret.

A 14 ans, Désirée est toujours une petite fille. Elle vit avec ses deux frères aînés, Octave et Serge, à Plassans. Lorsque sa mère s’oublie subitement dans une fervente passion religieuse, Désirée devient un fardeau et retourne vivre chez sa nourrice où elle adore vivre parmi la basse-cour.

En 1864, à la mort de leurs parents, Désirée est recueillie par son frère prêtre. Elle passe ses journées au milieu des bêtes, où elle vit heureuse, innocente, le cerveau vide.

Son oncle Pascal, qui étudie l’hérédité en prenant sa famille comme sujet d’étude, dit que « c’est Désirée qui a eu le plus de chance ».

Elle vit toujours avec son frère Serge, à Saint-Eutrope.

→ La Fortune des Rougon

→ La Conquête de Plassans

→ La Faute de l’abbé Mouret

→ Le Docteur Pascal

Serge MOURET (1841 – )

Fils de François Mouret et de Marthe Rougon.

Étudiant au collège de Plassans, Serge obtient son baccalauréat à 17 ans. Sous l’influence d’un abbé qui partage la maison familiale, il est pris d’une fervente dévotion. Alors qu’il devait finir ses études à Paris, il demande à entrer au séminaire de Plassans.

Durant ses 5 années de formation, Serge vous entièrement son existence à Dieu.

En 1864, devenu curé d’un village de Provence, il laisse sa part d’héritage à son frère aîné Octave. Serge vit avec sa jeune sœur Désirée, dans une adoration éperdue de la Vierge.

A 25 ans, sa passion mystique, ses profondes extases finissent par lui provoquer une forte fièvre. Mené en convalescence au Paradou, Serge rencontre la sauvage Albine qui vit dans un paradis de verdure. S’extrayant de la névrose héréditaire, oubliant sa vie passée, il ressent pour la première fois de l’amour pour une femme.

Surpris par un frère, Serge est subitement rappelé vers la foi et quitte le Paradou. D’abord, il vit de longs jours de profonde agonie, puis, faisant preuve d’une dévotion extraordinaire, il remet son être à Dieu et résiste aux appels désespérés de la jeune fille.

Triomphant de sa passion, il inhume Albine qui, enceinte, s’est suicidée par asphyxie avec des fleurs.

Plus tard, lentement gagné par une phtisie, Serge vit cloîtré avec sa sœur.

→ La Fortune des Rougon

→ La Conquête de Plassans

→ La Faute de l’abbé Mouret

→ Le Docteur Pascal

Octave MOURET (1840 – )

Fils de François Mouret et de Marthe Rougon.

A 19 ans, Octave s’est fait refuser trois fois au baccalauréat. Oisif à Plassans, ses parents l’envoient à Marseille pour qu’il étudie le commerce. Endetté, il y mène une vie joyeuse, entouré de maîtresses.

En 1864, à la mort de leurs parents, son frère Serge qui entre dans les ordres lui laisse sa part d’héritage. Octave part à Paris, bien décidé à y faire fortune et à oublier les maigres années marseillaises. Ayant le sens des femmes, il pense y parvenir à leur contact.

Après plusieurs aventures infructueuses, Octave épouse, en 1965, Caroline Hédouin, la fille des fondateurs du Bonheur des Dames. Veuf cette même année, seul héritier d’une grande fortune, il continue les agrandissements du magasin familial et se lance également dans la spéculation.

Grâce à l’une de ses maîtresses, un baron lui facilite l’obtention d’un crédit et il entreprend de gigantesques travaux d’élargissement. S’étendant sur plusieurs rues, le Bonheur des Dames détruit tout le petit commerce.

Visionnaire, Octave met en place des actions novatrices, un salon de lecture, de la publicité dans les catalogues ou encore la possibilité de rapporter les produits.

Exaspéré des femmes, Octave les flatte uniquement par opportunisme. Néanmoins, il est pris d’un amour sans mesure pour l’une de ses vendeuses, Denise. Octave trouve en elle tout ce qu’il y a de bon chez la femme, le courage, la gaieté, la simplicité.

Octave tente de conquérir Denise avec son argent, mais elle refuse catégoriquement, ne voulant pas être une aventure sans lendemain. Octave l’épouse en 1869. Leur fille naît rapidement, suivie d’un garçon en 1872.

La famille vit toujours à Paris où la fortune d’Octave continue de s’étendre.

→ La Fortune des Rougon

→ La Conquête de Plassans

→ La Faute de l’abbé Mouret

→ La Joie de vivre

→ Pot Bouille

→ Au bonheur des Dames

→ l’Œuvre

→ Le Docteur Pascal