Adélaïde FOUQUE (1768 – 1873)

Adéaïde Fouque est la mère et l’aïeule des Rougon-Macquart. Mère de Pierre Rougon, Antoine et Ursule Macquart.

En 1786, orpheline à 18 ans après la mort de son père fou, elle épouse le jardinier de la famille, Rougon. Cette union donnera naissance à la branche légitime des Rougon-Macquart avec Pierre Rougon en 1787. La même année, Rougon meurt subitement d’un coup de soleil.

A partir de 1788, Adélaïde est la maîtresse de l’ivrogne contrebandier Macquart. Cette liaison engendrera les branches bâtardes des Rougon-Macquart avec la naissance de deux enfants, Antoine en 1789 et Ursule en 1791. En 1810, alors que Macquart introduisait de la marchandise frauduleuse, il est tué à la frontière par le coup de feu d’un douanier.

Déjà sujette à des crises nerveuses, les troubles hystériques d’Adélaïde s’amplifient après la mort de son second amant. Elle reste vivre dans la masure de Macquart avec une pension de 600 francs que son premier fils Pierre lui a consentie après l’avoir dépouillée de sa fortune.

En 1840, elle recueille son petit fils Silvère Mouret, fils d’Ursule, orphelin âgé de 6 ans. A 17 ans, pendant le coup d’Etat, Silvère meurt, tué par un gendarme qu’il avait accidentellement éborgné. Sa mort fait sombrer Adélaïde dans la folie et elle est alors enfermée dans l’asile des Tulettes en 1851.

A 105 ans, toujours internée, immobile depuis 21 ans, elle assiste dans sa chambre à la mort par hémorragie nasale de Charles Saccard. Le sang réveille alors son cerveau endormi et elle revoit dans un éclair les morts sanglantes de Silvère et de Macquart. Le lendemain, elle succombe d’une congestion pulmonaire.

→ La Fortune des Rougon

→ La Conquête de Plassans

→ Le Docteur Pascal