Angélique ROUGON (1851 – 1869)

Fille non reconnue de Sidonie Rougon et de père inconnu.

Angélique est placée à sa naissance à l’Assistance Publique. Elle est élevée par une nourrice, puis devient à 9 ans ouvrière fleuriste.  Lorsque sa patronne décède, Angélique est confiée au frère et à la belle-sœur de celle-ci, qui la maltraitent durant 6 mois.

La nuit du 25 décembre 1860, Angélique s’enfuit à toutes jambes, serrant contre elle l’unique bien qu’elle possède, son livret d’enfant assisté. Elle est alors recueillie par les Hubert, un couple de brodeurs qui lui apprennent leur métier.

A 15 ans, elle est devenue une brodeuse remarquable, à qui sont confiés tous les travaux de grand luxe. Très croyante, elle se passionne pour les légendes des Saints et des Vierges, et vit dans l’attente d’un miracle.

La révélation tant espérée se matérialise par l’amour partagé avec un peintre verrier, qui est en fait Félicien VII de Hautecœur, riche héritier d’une illustre famille. Il est également le fils d’un puissant évêque qui ne veut pas d’une union avec une pauvresse. Désespérée, Angélique se laisse mourir.

Refusant toujours catégoriquement le mariage, le père de Félicien se présente chez les Hubert afin de donner à leur fille l’extrême onction. L’évêque , qui de plierait à la volonté de Dieu si un miracle se produisait, termine les sacrements en embrassant Angélique et prononce « Si Dieu veut, je veux ». La jeune-fille, finalement s’éveille.

A 18 ans, accomplissant son rêve, Angélique épouse alors la fortune, la beauté, la puissance. A la fin de la messe de mariage, parvenue au sommet du bonheur, elle meurt en haut des marches de l’église, après avoir donné son premier baiser à Félicien.

→ Le Rêve