Anna COUPEAU (1852 – 1870)

Fille de Gervaise Macquart et de Coupeau. Mère de Louis Coupeau.

A 6 ans, Nana n’aime pas l’école et règne en vaurienne sur tous les galopins du quartier de la Goutte d’Or à Paris.

Elle devient apprentie fleuriste à 13 ans mais n’a aucun goût pour le travail. Elle quitte rapidement l’environnement familial, sa mère alcoolique qui se partage entre deux hommes, et s’installe grâce à la générosité d’un vicomte.

A 16 ans, elle a un fils, Louiset, de père inconnu. Lorsqu’elle a 18 ans, un amant russe l’a installée dans un appartement du boulevard Haussman. Abandonné par ce dernier, elle subsiste grâce à des aventures douteuses.

Bordenave, le directeur des Variétés, a l’idée de lancer Nana dans une pièce, « la Blonde Vénus ». Elle est mauvaise en chant, et de même en comédie, mais son éclatante beauté suffit à griser le public et à affoler les messieurs. Ainsi, Nana s’amuse avec de nombreux hommes, les méprise, et dépense allégrement leur argent.

Elle aura néanmoins un étourdissement avec l’acteur Fontan avec qui elle habite à Montmartre. Celui-ci la bat, vit sur ses ressources puis finit par la chasser grossièrement. Par la suite, Nana jure fidélité au marquis Muffat, en échange de son argent, mais le trompe ouvertement, pour se montrer qu’elle est libre. Insensible au mal qu’elle inflige, elle conserve son innocence, même lorsque ses anciens amants, ruinés et désespérés se suicident.

Après une dernière représentation théâtrale dans « Mélusine », Anna part en Orient. Des légendes circulent alors, telles que la conquête d’un vice-roi ou une colossale fortune en Russie.

En 1870, Nana revient à Paris et retrouve son fils atteint de la variole. Celui-ci meurt rapidement. Egalement contaminée, Nana décède à son tour quelques jours après.

→ L’Assommoir

→ Nana