Aristide ROUGON dit SACCARD (1815 – )

Fils de Pierre Rougon et Félicité Puech. Père de Maxime, Clotilde et Victor Rougon.

Envoyé à Paris pour étudier le droit, Aristide vit une existence paresseuse pendant deux années, ne passant aucun examen. Rentré à Plassans, il épouse à 21 ans Angèle Sicardot avec qui il aura deux enfants. Employé à la sous-préfecture, recevant un médiocre salaire, il défend des idées républicaines lorsqu’il sent arriver la révolution de 1848. Opportuniste, il se rallie au bonapartisme au moment du coup d’Etat.

Suite au coup d’Etat, son frère Eugène lui offre à Paris une place de commissaire-voyer adjoint. Après la mort de sa femme Angèle, il se marie en 1855 à Renée Béraud Du Châtel, qu’il dépouillera discrètement, fondant une fortune nouvelle. En 1864, Renée meurt et Aristide, suite à des affaires désastreuses, est obligé de liquider sa situation.

Il fonde alors la Banque Universelle, augmente par la suite le capital de façon irrégulière et fait s’envoler le cours de bourse des actions de sa société. Ruiné en une seule journée, il est condamné à cinq ans de prison de trois mille francs d’amende. Il s’installe alors en Hollande, se consacrant au projet de desséchement d’immenses marais.

Après la chute de l’Empire, malgré sa condamnation, Aristide revient en France et devient directeur du journal républicain l’Époque. Convoitant depuis longtemps la fortune de son fils ataxique Maxime, il finira d’achever ce dernier et s’accaparera son argent et son hôtel.

→ La Fortune des Rougon

→ La Curée

→ La Joie de vivre

→ L’ Argent

→ Le Docteur Pascal