Biographie d’Emile ZOLA

Jeunesse

Emile Zola et ses parents en 1845Emile Zola naît à Paris le 2 avril 1840. Son père, François, né à Venise en 1795, est ingénieur civil. Sa mère Emilie Aubert, née en 1819, est la fille d’artisans de la Beauce.

En 1843, la famille s’installe à Aix-en-Provence où François est en charge de la construction d’un barrage. Son père décède subitement d’une pneumonie en 1847, le laissant, lui et sa mère, sans ressource.

En 1857, la grand-mère maternelle de Zola meurt et sa mère part pour Paris à la recherche de soutiens. En février 1858, Zola quitte la Provence pour la rejoindre et entre au lycée. Il garde la nostalgie du sud, travaille peu à l’école et entretient une large correspondance avec ses amis aixois. Il écrit des vers et certains sont publiés dans un journal aixois.

En 1859, Zola échoue une première fois au baccalauréat à Paris en juillet, puis une seconde à Marseille en novembre. Il décide alors d’arrêter ses études.

Entre 1860 et 1861, Zola cherche vainement un emploi pendant de longs mois. Son ami Cézanne, qu’il avait rencontré au collège en 1853, le rejoint à Paris en avril 1861.

La librairie hachette en 1862Le 1er mars 1862, Zola rentre à la librairie Hachette comme employé au bureau des expéditions.

En 1863, Zola publie des contes, des chroniques et des critiques dans la presse.

Après avoir déposé un poème de 2000 vers sur le bureau de Louis Hachette, Zola devient le chef de la publicité de la librairie en 1864. Cette même année, les « Contes à Ninon » sont publiés chez Albert Lacroix, l’éditeur de Victor Hugo.

En 1865, Zola publie son premier roman, « La Confession de Claude », et écrit deux pièces de théâtre. Il rencontre Alexandrine-Gabrielle Meley, née en 1839, fille d’une marchande et d’un ouvrier typographe.

En janvier 1866, décidé à vivre de sa plume, Zola quitte la librairie Hachette. Il écrit un roman-feuilleton, des contes et des études littéraires.

Cependant, 1867 est marquée par l’arrêt ou la réduction de sa collaboration avec plusieurs journaux et le couple connaît des difficultés financières. Dans le même temps, il écrit « Thérèse Raquin ».

A partir de juin 1868, Zola collabore au journal républicain la Tribune et noue des relations avec les Goncourt. Il entreprend des recherches sur l’hérédité et la physiologie, projetant la réalisation en 10 volumes de « L’Histoire d’une famille ».

Les Rougon-Macquart

En 1869, Zola écrit le premier volume de la série « La Fortune des Rougon ». Son éditeur accepte le plan des Rougon-Macquart, assurant ainsi à Zola un salaire mensuel de 500 francs.

Alexandrine MeleyEn mai 1870, Zola épouse Alexandrine. A la chute de l’Empire le 4 décembre 1870, les poursuites judiciaires qui avaient été déclenchées contre lui par la publication d’un nouvel article antibonapartiste sont arrêtées.

En 1871, Zola devient chroniqueur parlementaire.

En 1872, Georges Charpentier remplace son premier éditeur, dans les mêmes conditions financières. A partir de 1875, son éditeur lui assure le versement de droits proportionnels aux ventes de ses ouvrages.

La publication en feuilleton de « L’Assommoir » en 1877 fait de Zola l’écrivain le plus lu et le plus discuté de Paris.

En 1878, avec les droits de « L’Assommoir », Zola achète une maison à Medan, où il passera chaque année l’été et l’automne.

En 1880, il publie le « Roman Expérimental », un recueil d’articles où Zola radicalise la doctrine naturaliste.

Avec cinq écrivains, Alexis, Céard, Huysmans, Hennique et Maupassant, Medan devient le symbole du naturalisme avec « Les Soirées de Medan ». Cette même année, Zola perd ses deux amis, Duranty et Flaubert, ainsi que sa mère.

Il continue la rédaction des romans de sa série et publie en outre des recueils critiques.

En 1886, après la publicaiton de « L’Œuvre, Cézanne, qui se retrouve dans le personnage dépressif de Claude Lantier, cesse toute relation suivie avec Zola.

En 1887, « La Terre » soulève de nouveau de nombreuses polémiques. Cinq jeunes écrivains de l’entourage de Goncourt publient un manifeste dans lequel ils renient le naturalisme de Zola.Emile Zola avec Jeanne et leurs enfants Denise et Jacques en 1892

En 1888, Zola s’éprend d’un jeune lingère engagée par sa femme, Jeanne Rozerot. Ils ont une fille, Denise en 1889, et un garçon, Jacques en 1891.

En 1890, Zola pose sa première candidature à l’Académie française. Elle sera toujours refusée.

Le dernier roman du cycle des Rougon-Macquart est achevé en mai 1893. En juillet, Zola est fait officier de la Légion d’honneur.

A partir de 1894, il entreprend la rédaction des « Trois Villes ». Il publie « Lourdres » en 1894, « Rome » en 1896 et « Paris » en 1898.

L’Affaire Dreyfus

"J'accuse" dans le journal L'Aurore en 1889En 1894, le capitaine Albert Dreyfus est condamné à la déportation perpétuelle pour avoir livré des renseignements à l’Allemagne. Fin 1897, Zola se rallie aux défenseurs de l’innocence du capitaine. Il publie « J’accuse » le 13 janvier 1898 dans l’Aurore. Inculpé de diffamation à l’égard des officiers qu’il a dénoncés pour forfaitude, Zola est condamné à un an de prison et 3 000 francs d’amende. Il décide alors de s’exiler en Angleterre.

Le 31 août 1898, le commandant Henry, principal accusateur de Dreyfus, est convaincu de faux et se suicide.

Le 5 juin 1899, Zola rentre en France. Le gouvernement renonce à le poursuivre. Dreyfus est par la suite gracié.

Zola avait commencé son cycle des « Quatre Evangiles » en Angleterre. « Fécondité » est publié en 1899, « Travail » en 1901 et « Vérité » en 1903.

Le 29 septembre 1902, Zola meurt asphyxié au monoxyde de carbone. La thèse de l’accident et celle de l’acte de malveillance sont discutées.Eloge funèbre en 1902

Le 5 octobre 1902, le peuple de Paris ainsi qu’une délégation de mineurs de Denain se joignent au cortège de funérailles.

En 1908, le corps de Zola est transféré au Panthéon.