Louis COUPEAU (1867 – 1870)

Fils de Anna Coupeau et de père inconnu.

Nana a 16 ans lorsqu’elle accouche de Louis.

Laissé d’abord en nourrice, il est ensuite élevé par sa tante aux Batignolles.

A 3 ans, il est suspecté d’être atteint d’une carie des os du crâne.

En 1870, Louis meurt de la variole, après l’avoir transmise à sa mère.

→ Nana

Jacques-Louis LANTIER (1860 – )

Fils de Claude Lantier et de Christine Hallegrain.

Jacques-Louis naît à la campagne, et vit au grand air pendant deux ans et demi avec ses parents. De retour à Paris, il est sacrifié et grandit dans l’indifférence de sa famille. Il souffre de malnutrition et exaspère son père par ses jeux et ses agitations. Il est l’enfant de la souffrance et de la pitié.

A 5 ans, sa tête commence à grossir démesurément et il ne peut fréquenter l’école.

En 1869, à 9 ans, Jacques-Louis décède d’hydrocéphalie.

→ L’Œuvre

L’Enfant sans nom (1874 – )

Fils de Pascal Rougon et de Clotilde Rougon.

Sa mère Clotilde était enceinte de 2 mois lorsque son père Pascal est mort d’une angine de poitrine.

Clotilde a de sombres inquiétudes quand elle pense à la terrible ascendance de ce bébé.

Dernier de la lignée des Rougon-Macquart, L’Enfant est porteur d’espoir. Il sera peut être un grand homme, enfin déchargé des horribles tares dont ses ancêtres sont porteurs.

→ Le Docteur Pascal

Charles ROUGON (1857 – 1873)

Fils de Maxime Rougon et de Justine Mégot.

Charles est l’enfant d’une servante et de Maxime qui a 17 ans à sa naissance. Il est envoyé à la campagne avec sa mère, qui reçoit une rente de 1 200 francs.

A 15 ans, il vit avec sa mère à Plassans. Resté au stade intellectuel d’un enfant de 5 ans, il en paraît physiquement à peine 12. Renvoyé du collège, il est adoré de sa mère mais détesté de son mari, et vit le plus souvent chez les Rougon. Son arrière-grand-mère Félicité l’aime beaucoup et l’habille comme un jeune seigneur.

Charles apprécie la compagnie de sa trisaïeule Adélaïde Fouque qui vit enfermée à l’asile des Tulettes, prostrée depuis 21 ans. La ressemblance physique avec la vieille femme est par ailleurs frappante.

A 16 ans, sous le regard horrifié de son ancêtre Adélaïde, Charles meurt d’une hémorragie nasale.

→ La Curée

→ Le Docteur Pascal

Jeanne GRANDJEAN (1842 – 1855)

Fille de Hélène Mouret et de Grandjean.

A 11 ans et demi, Jeanne est une enfant délicate, sujette à des convulsions nerveuses. Instable, elle est parfois prise de joies bruyantes auxquelles suivent des colères noires.

Orpheline à 10 ans, elle est élevée par sa mère Hélène, qu’elle aime d’une jalousie exclusive. D’abord ami avec Roubaud, Jeanne se brouille lorsqu’elle devine ses projets de mariage. Elle rapproche alors sa mère du docteur Deberle. Mais quand elle voit que celle-ci va succomber à cet homme, Jeanne est prise d’une rage folle et reste longuement sur le rebord d’une fenêtre, sous la pluie.

Ayant contracté une phtisie aigüe, Jeanne meurt 3 semaines plus tard, sans accorder le pardon à sa mère.

→ Une Page d’amour

Désirée MOURET (1844 – )

Fille de Marthe Rougon et de François Mouret.

A 14 ans, Désirée est toujours une petite fille. Elle vit avec ses deux frères aînés, Octave et Serge, à Plassans. Lorsque sa mère s’oublie subitement dans une fervente passion religieuse, Désirée devient un fardeau et retourne vivre chez sa nourrice où elle adore vivre parmi la basse-cour.

En 1864, à la mort de leurs parents, Désirée est recueillie par son frère prêtre. Elle passe ses journées au milieu des bêtes, où elle vit heureuse, innocente, le cerveau vide.

Son oncle Pascal, qui étudie l’hérédité en prenant sa famille comme sujet d’étude, dit que « c’est Désirée qui a eu le plus de chance ».

Elle vit toujours avec son frère Serge, à Saint-Eutrope.

→ La Fortune des Rougon

→ La Conquête de Plassans

→ La Faute de l’abbé Mouret

→ Le Docteur Pascal

Serge MOURET (1841 – )

Fils de François Mouret et de Marthe Rougon.

Étudiant au collège de Plassans, Serge obtient son baccalauréat à 17 ans. Sous l’influence d’un abbé qui partage la maison familiale, il est pris d’une fervente dévotion. Alors qu’il devait finir ses études à Paris, il demande à entrer au séminaire de Plassans.

Durant ses 5 années de formation, Serge vous entièrement son existence à Dieu.

En 1864, devenu curé d’un village de Provence, il laisse sa part d’héritage à son frère aîné Octave. Serge vit avec sa jeune sœur Désirée, dans une adoration éperdue de la Vierge.

A 25 ans, sa passion mystique, ses profondes extases finissent par lui provoquer une forte fièvre. Mené en convalescence au Paradou, Serge rencontre la sauvage Albine qui vit dans un paradis de verdure. S’extrayant de la névrose héréditaire, oubliant sa vie passée, il ressent pour la première fois de l’amour pour une femme.

Surpris par un frère, Serge est subitement rappelé vers la foi et quitte le Paradou. D’abord, il vit de longs jours de profonde agonie, puis, faisant preuve d’une dévotion extraordinaire, il remet son être à Dieu et résiste aux appels désespérés de la jeune fille.

Triomphant de sa passion, il inhume Albine qui, enceinte, s’est suicidée par asphyxie avec des fleurs.

Plus tard, lentement gagné par une phtisie, Serge vit cloîtré avec sa sœur.

→ La Fortune des Rougon

→ La Conquête de Plassans

→ La Faute de l’abbé Mouret

→ Le Docteur Pascal

Octave MOURET (1840 – )

Fils de François Mouret et de Marthe Rougon.

A 19 ans, Octave s’est fait refuser trois fois au baccalauréat. Oisif à Plassans, ses parents l’envoient à Marseille pour qu’il étudie le commerce. Endetté, il y mène une vie joyeuse, entouré de maîtresses.

En 1864, à la mort de leurs parents, son frère Serge qui entre dans les ordres lui laisse sa part d’héritage. Octave part à Paris, bien décidé à y faire fortune et à oublier les maigres années marseillaises. Ayant le sens des femmes, il pense y parvenir à leur contact.

Après plusieurs aventures infructueuses, Octave épouse, en 1965, Caroline Hédouin, la fille des fondateurs du Bonheur des Dames. Veuf cette même année, seul héritier d’une grande fortune, il continue les agrandissements du magasin familial et se lance également dans la spéculation.

Grâce à l’une de ses maîtresses, un baron lui facilite l’obtention d’un crédit et il entreprend de gigantesques travaux d’élargissement. S’étendant sur plusieurs rues, le Bonheur des Dames détruit tout le petit commerce.

Visionnaire, Octave met en place des actions novatrices, un salon de lecture, de la publicité dans les catalogues ou encore la possibilité de rapporter les produits.

Exaspéré des femmes, Octave les flatte uniquement par opportunisme. Néanmoins, il est pris d’un amour sans mesure pour l’une de ses vendeuses, Denise. Octave trouve en elle tout ce qu’il y a de bon chez la femme, le courage, la gaieté, la simplicité.

Octave tente de conquérir Denise avec son argent, mais elle refuse catégoriquement, ne voulant pas être une aventure sans lendemain. Octave l’épouse en 1869. Leur fille naît rapidement, suivie d’un garçon en 1872.

La famille vit toujours à Paris où la fortune d’Octave continue de s’étendre.

→ La Fortune des Rougon

→ La Conquête de Plassans

→ La Faute de l’abbé Mouret

→ La Joie de vivre

→ Pot Bouille

→ Au bonheur des Dames

→ l’Œuvre

→ Le Docteur Pascal

Anna COUPEAU (1852 – 1870)

Fille de Gervaise Macquart et de Coupeau. Mère de Louis Coupeau.

A 6 ans, Nana n’aime pas l’école et règne en vaurienne sur tous les galopins du quartier de la Goutte d’Or à Paris.

Elle devient apprentie fleuriste à 13 ans mais n’a aucun goût pour le travail. Elle quitte rapidement l’environnement familial, sa mère alcoolique qui se partage entre deux hommes, et s’installe grâce à la générosité d’un vicomte.

A 16 ans, elle a un fils, Louiset, de père inconnu. Lorsqu’elle a 18 ans, un amant russe l’a installée dans un appartement du boulevard Haussman. Abandonné par ce dernier, elle subsiste grâce à des aventures douteuses.

Bordenave, le directeur des Variétés, a l’idée de lancer Nana dans une pièce, « la Blonde Vénus ». Elle est mauvaise en chant, et de même en comédie, mais son éclatante beauté suffit à griser le public et à affoler les messieurs. Ainsi, Nana s’amuse avec de nombreux hommes, les méprise, et dépense allégrement leur argent.

Elle aura néanmoins un étourdissement avec l’acteur Fontan avec qui elle habite à Montmartre. Celui-ci la bat, vit sur ses ressources puis finit par la chasser grossièrement. Par la suite, Nana jure fidélité au marquis Muffat, en échange de son argent, mais le trompe ouvertement, pour se montrer qu’elle est libre. Insensible au mal qu’elle inflige, elle conserve son innocence, même lorsque ses anciens amants, ruinés et désespérés se suicident.

Après une dernière représentation théâtrale dans « Mélusine », Anna part en Orient. Des légendes circulent alors, telles que la conquête d’un vice-roi ou une colossale fortune en Russie.

En 1870, Nana revient à Paris et retrouve son fils atteint de la variole. Celui-ci meurt rapidement. Egalement contaminée, Nana décède à son tour quelques jours après.

→ L’Assommoir

→ Nana

Etienne LANTIER (1846 – )

Fils de Gervaise Macquart et d’Auguste Lantier.

Etienne est apprenti forgeron à 12 ans, puis est envoyé en apprentissage à Lille où il devient mécanicien.

A 21 ans, employé dans un atelier de chemin de fer, il est renvoyé pour avoir giflé son chef. Errant sans trouver d’emploi pendant huit jours, il est embauché comme hercheur, chargé de pousser les wagonnets dans la mine, à la fosse du Voreux.

Révolté par la résignation des mineurs qui s’accommodent de conditions de travail abominables pour un salaire de misère, il songe à quitter son nouvel emploi dès le premier jour. Cependant, il est retenu par des sentiments déjà naissants pour Catherine Maheu, une hercheuse de 15 ans.

A l’annonce de la diminution des salaires, une grève se déclare. Etienne, qui avait déjà propagé ses idées révolutionnaires, est porté en meneur du mouvement. Chef populaire, il conduit d’abord les grévistes dans le calme mais est rapidement gagné par leur appétit de destruction.

Voulant anéantir le mouvement et faire cesser les saccages, les soldats tirent sur les manifestants. N’ayant rien obtenu de la direction, vivant dans une pauvreté aggravée, les mineurs se retournent alors contre leur meneur.

Suite à l’inondation d’une fosse, Etienne se retrouve pris au piège au fond de la mine avec Catherine et Chaval, l’ancien amant brutal de celle-ci. Son rival, qui a pourtant chassé sa maîtresse, ne veut pas d’un rapprochement entre les deux jeunes gens. Il s’attaque alors à Etienne qui le tue.

Après de longs jours d’ensevelissement, Catherine meurt dans les bras d’Etienne. Seul rescapé, il prend le chemin de Paris.

Plus tard, compromis dans l’insurrection de la Commune, Etienne est déporté à Nouméa, où il devient le père d’une petite fille.

→ La Fortune des Rougon

→ L’assommoir

→ Germinal

→ Le Docteur Pascal