Claude LANTIER (1842 – 1870)

Fils de Gervaise Macquart et d’Auguste Lantier. Père de Jacques-Louis Lantier.

Enfant, Claude est retiré de la misère et entre au collège à Plassans grâce à un vieux monsieur qui a été séduit par ses dessins. A sa mort, ce dernier lui laisse 1 000 francs de rente et Claude, devenu peintre, s’installe à Paris.

Révolutionnaire, militant pour un art contemporain expérimental, il vit en sauvage dans un atelier sous les combles. Une nuit d’orage, il recueille Christine, qui devient par la suite le modèle de son premier grand ouvrage, « Plein Air ». Soumis au Salon, son tableau est fortement raillé au Salon des Refusés.

Désespéré, Claude part à la campagne avec Christine, oubliant un peu la peinture. Leur enfant, Jacques-Louis, naît en 1860 et grandit dans l’indifférence de ses parents.

A 20 ans, gagné par la solitude, Claude décide de retourner à Paris. Pendant 3 années, il s’enthousiasme pour la nouvelle vision de son art, persuadé qu’il sera enfin reconnu de ses pairs.  Néanmoins, résolu à anéantir ce peintre original, le jury du Salon refuse toutes les toiles qu’il propose.

Sacrifiant sa rente pour enfin créer une œuvre héroïque, Claude loue alors un hangar et consacre son existence entière à sa création. En 1869, conscient que son grand tableau n’est pas réussi, Claude expose « L’Enfant mort », représentant son fils hydrocéphale.

Désolé de l’indifférence de la foule, volé par les peintres qui assurent leur triomphe en copiant ses tableaux d’autrefois, Claude se pend, à 28 ans, devant son chef-d’œuvre raté.

→ La Fortune des Rougon

→ L’assommoir

→ Le Ventre de Paris

→ La Joie de vivre

→ L’Œuvre