Clotilde ROUGON ( 1847 – )

Fille d’Aristide Rougon, dit Saccard, et d’Angèle Sicardot. Mère de l’Enfant inconnu.

Née à Plassans, Clotilde part à Paris à l’âge de 4 ans avec ses parents. En 1854, à la mort de sa mère, elle est confiée à son oncle Pascal un savant qui étudie l’hérédité en prenant sa famille comme sujet d’exploration.

A 25 ans, elle est la secrétaire du médecin et dessine des planches destinées à illustrer ses ouvrages de recherches scientifiques.

Au contact de la dévote servante de la maison, Clotilde développe un fort sentiment religieux. Ainsi, sa grand-mère Félicité, mère de Pascal, qui voudrait détruire ses manuscrits, profite des croyances de Clotilde pour lui démontrer l’immoralité des recherches de son fils.

Une nuit, alors qu’elle s’apprête à dévaster les documents, Clotilde est surprise par son oncle. Celui-ci lui expose le contenu de ses recherches, mettant au grand jour les tares des membres de leur famille. Abasourdie par cette sombre vérité, Clotilde se rapproche du docteur et cesse de se rendre à l’église.

Epris progressivement l’un de l’autre, Clotilde et Pascal vont vivre un amour passionné. Néanmoins, rempli de scrupules, désespéré de ne pouvoir lui donner un enfant, Pascal sacrifie leur amour et se résout à envoyer Clotilde soigner son frère à Paris. Lorsqu’elle apprend sa grossesse, Clotilde informe Pascal qui, rempli d’un immense bonheur, s’empresse de la rappeler auprès de lui.

Foudroyé par une maladie de cœur, Clotilde ne rentre que deux heures après la mort du savant. Portant le deuil se son oncle tant aimé, elle donne naissance à leur fils. L’enfant continue ainsi la série des ancêtres, en portant l’espoir que des êtres bons suivront à l’abominable hérédité.

→ La Curée

→ Le Docteur Pascal