Gervaise MACQUART (1828 – 1869)

Fille d’Antoine Macquart et Joséphine Gavaudan. Mère de Claude, Jacques, Etienne Lantier et Anna Coupeau.

Conçue dans l’ivresse, Gervaise naît boiteuse. A 14 ans, avec son amant Lantier, un ouvrier tanneur, Gervaise a un premier fils, Claude, puis deux autres, Jacques à 16 ans et Etienne à 18 ans.

En 1851, Lantier l’emmène avec Claude et Etienne à Paris. A 22 ans, après que Lantier l’ait quittée, Gervaise entre comme ouvrière blanchisseuse, rue Neuve de la Goutte-d’Or.

Sept semaines après le départ de Lantier, Gervaise épouse Coupeau, un zingueur travailleur, avec qui elle a une fille, Anna, en 1852.

Durant quatre ans, Gervaise parvient à économiser assez d’argent pour établir son propre commerce. C’est à ce moment que Coupeau se casse une jambe en tombant d’un toit, ce qui le conduit à une convalescence de quatre mois.

Empruntant de l’argent à un ami forgeron, Gervaise ouvre alors sa propre boutique. Son mari, s’accommodant à l’oisiveté, commence à sombrer dans l’alcoolisme. Le premier amant de Gervaise, Lantier, réapparaît alors et s’installe au sein du ménage.

Devenue paresseuse, vivant tranquillement au milieu de l’indignation publique, Gervaise laisse s’accumuler les dettes et sera finalement conduite à vendre sa boutique à une rivale. Se mettant à boire, elle est reprise comme simple ouvrière chez son ancienne patronne.

Abandonnée de tous, Gervaise meurt de misère dans l’indifférence absolue, recroquevillée dans une niche d’escalier.

→ La Fortune des Rougon

→ L’Assommoir

→ Le Ventre de Paris

→ Germinal