Hélène MOURET (1824 – )

Fille d’Ursule Macquart et du chapelier Mouret. Mère de Jeanne Grandjean.

A 17 ans, Hélène épouse Grandjean, un homme chétif qui lui voue un grand amour, mais pour qui elle n’éprouve qu’une amitié calme. Le couple part s’établir à Paris, vivant pauvrement, avant de recevoir un legs de 10 000 francs d’un oncle de Grandjean.

A 28 ans, son mari décède d’une bronchite, la laissant avec leur fille Jeanne, âgée de 10 ans. Hélène s’installe alors sur les hauteurs du Trocadéro, et a pour unique vie sociale la visite de ses deux amis, l’abbé Jouve et Rambaud, tous les mardis.

Sa fille, enfant chétive et nerveuse, lui montre une adoration jalouse. Un an et demi après la mort de son père, Jeanne est victime d’une forte crise maladive. Elle est sauvée par un voisin, le docteur Deberle.

Hélène se prend bientôt d’un profond amour pour cet homme, dont elle s’est rapprochée lors de visites communes à une pauvre femme.

Le soir où Hélène succombe au docteur, Jeanne, en fille jalouse qui ne pardonne rien, reste sciemment un long moment sous la pluie, sur le rebord d’une fenêtre. Elle meurt trois semaines après d’une phtisie galopante.

Hélène décide alors d’écouter les conseils de son ami l’abbé et épouse Rambaud, qui l’emmène à Marseille.

Elle vit de longues années au bord de la mer, très heureuse, très à l’écart, idolâtrée de son nouveau mari.

→ La Fortune des Rougon

→ Une page d’amour

→ Le Docteur Pascal