Jacques LANTIER (1844 – 1870)

Fils de Gervaise Macquart et d’Auguste Lantier.

A 6 ans, Jacques reste avec sa marraine à Plassans, alors que ses parents partent à Paris avec ses deux frères, Claude et Etienne.

Il devient mécanicien de première classe à la Compagnie de l’Ouest où il conduit la Lison avec son chauffeur Pecqueux.

Depuis l’âge de 16 ans, Jacques est pris d’un abominable mal, l’envie de tuer une femme. Ainsi, lorsque sa cousine se donne à lui, il ressent l’irrésistible besoin de la supprimer et s’enfuit.

Témoin d’un assassinat commis par le sous-chef de la gare du Havre, Roubaud, et sa femme Séverine, Jacques se croit guéri de ses pulsions lorsqu’il devient l’amant de cette dernière. En effet, le sang qu’elle porte sur ses mains la fait paraître comme sacrée à ses yeux. Néanmoins, le jour où Séverine lui révèle les détails du meurtre, son désir destructeur renaît encore plus violemment.

Espérant se guérir, poussé les exhortations de Séverine, Jacques prépare l’assassinat de son mari devenu gênant. Envahi d’une passion grandissante, ressentant un désir fou de possession destructrice, Jacques assouvi sa pulsion meurtrière en égorgeant sa maîtresse.

Se sentant enfin libéré, il parvient alors à posséder sans frisson la maîtresse de son chauffeur. Cependant, après la condamnation de deux innocents pour le meurtre de Séverine, et notamment de son mari, la crise pathologique renaît, d’autant plus aigüe.

Ayant appris la relation de sa maîtresse avec Jacques, Pecqueux, ivre, tente de le pousser hors de la plateforme de la locomotive en marche. Les deux hommes tombent sous les roues de la Lison qui les hache tous les deux.

→ La Bête humaine