Silvère MOURET (1834 – 1851)

Fils d’Ursule Macquart et du chapelier Mouret.

Orphelin à 6 ans, Silvère est recueilli par sa grand-mère Adélaïde Fouque, qu’il surnomme tante Dide. Il s’occupe affectueusement de la vieille femme, régulièrement frappée par des crises nerveuses.

A 12 ans, Silvère entre comme apprenti chez un fabricant de charrette et devient un excellent ouvrier.

Passionné par les idées républicaines, exalté par les nombreuses lectures qu’il intègre sans recul ni discernement, Silvère s’enfièvre pour l’idée d’un gouvernement juste et d’entière liberté.

Silvère est l’ami de Miette, la fille d’un braconnier envoyé au bagne. Avec cette enfant persécutée de tous, il partage une idylle platonique durant deux années.

Pendant le coup d’Etat, Silvère s’enrôle parmi les insurgés, accompagné de son amie qui brandit le drapeau rouge à la tête de la troupe.

Miette est tuée par les soldats de l’ordre dans la fusillade de Saint-Roure. Deux jours après, Silvère est assassiné, à l’âge de 17 ans, par un gendarme qu’il avait accidentellement éborgné auparavant.

→ La Fortune des Rougon